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psychologueburnout974.com

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L'ÉPUISEMENT

Le terme « burn-out » ou syndrome d’épuisement professionnel est apparu en 1971 pour décrire l’épuisement du travail des professionnels de l’aide et du soin. 

 

Petit à petit avec la complexification du monde du travail, le concept d’épuisement s’est étendu à d’autres domaines professionnels présentant de fortes exigences ou un niveau élevé d’implication personnelle. 

 

Il faudrait toutefois que nous nous rappelions qu’un état d’épuisement est le résultat d’un ensemble d’interactions complexes entre un individu et son environnement.   En réalité, l’un et l’autre s’influencent mutuellement et continuellement, les facteurs personnels et organisationnels s’enchevêtrent et contribuent ensemble à un état d’épuisement professionnel.

Les termes pour parler du phénomène d’épuisement se sont multipliés ces dernières années en France et dans les pays anglophones afin de préciser les caractéristiques du syndrome d’épuisement professionnel :

  • Le « burn-in » constitue la première étape de l’épuisement et précède l’étape de burn-out notamment par une implication excessive au travail (présentéisme) menant à un état de surmenage mental et physique.

  • Le « burn-out » désigne l’état d’épuisement mental, émotionnel et physique, dans lequel les mécanismes d’adaptation se consument sous l’effet de tensions diverses subies dans le cadre du travail.

  • Le « bore-out » est un syndrome d’épuisement de la motivation induit par l’ennui du fait d’être surqualifié ou sous-sollicité et par l’absence de défis et de responsabilités dans le contexte professionnel. 

  • Le « brown-out » est un autre terme d’usage qui résulte d’un sentiment d’inutilité, d’un choc de valeurs ou de conflits éthiques vécus dans la vie professionnelle.

Les signes du burn-out sont le plus souvent masqués par le déni, qui est une particularité constante.   Les manifestations apparaissent progressivement et même si leur intensité varie avec le temps, les symptômes peuvent être relevés dès le premier stade d'implication excessive au travail.  Nous retrouvons les signes suivants :

  • Manifestations émotionnelles sous forme de fatigue psychique et émotionnelle, d'anxiété, de stress, d'angoisses, d'humeur triste, d'hypersensibilité, d'irritabilité, d'absence d’émotions, de culpabilité, de variabilité de l’humeur, de ruminations, de perte de l’humour et d'interprétations négatives des événements.

  • Manifestations cognitives telles que des troubles de la mémoire, de l’attention, de la concentration, de la compréhension, de l’organisation, de la planification et de synthèse, de difficultés de prise de décision et d’atteinte des objectifs, de fatigabilité mentale.

  • Manifestations comportementales et/ou interpersonnelles comme l'impatience, le repli sur soi, l'isolement social, la perte d’envie et de plaisir, de sentiments d'hostilité à l’égard d’autrui.

  • Manifestations motivationnelles comme la perte d’entrain, la baisse ou absence de motivation, le désengagement progressif, des doutes quant aux compétences professionnelles, la dévalorisation.

  • Manifestations physiques non spécifiques telles des douleurs diffuses, des symptômes variés, la fatigue que le sommeil ne répare pas, des maux de tête, des vertiges, des troubles gastro-intestinaux, des troubles alimentaires, des troubles du sommeil.

Veuillez noter que les manifestations typiques d'un état de burn-out et de dépression sont opposées, bien qu'une dépression réactionnelle puisse faire partie du tableau de symptômes dans des stades plus avancés de burn-out .

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Parmi les facteurs de risque organisationnels et inhérents au contexte professionnel, nous trouvons :

  • Des fortes exigences et une surcharge de tâches ;

  • Une implication émotionnelle et affective inhérente à l'activité ;

  • Des carences managériales et hiérarchiques ;

  • Du harcèlement quel que soit sa forme, des agressions verbales et morales ;

  • Un climat d’insécurité, de précarisation et d’instabilité professionnelle ;

  • Des objectifs mal-définis et changeants, des directives manquant de clarté et de précision ;

  • Des périodes de restructuration fonctionnelle et organisationnelle.

Facteurs de risque personnels, le « profil-type » susceptible de faire un burnout :

 

  • Les exigences personnelles sont élevées, des personnes très consciencieuses, perfectionnistes qui relèvent des défis professionnels avec un fort engagement en vue de leur réussite ;

  • L'idéalisme professionnel élevé où la reconnaissance est très importante à la satisfaction permettant d’accorder un sens à l'implication professionnelle ;

  • Le rapport à l’échec n’est pas évident, l’échec est plutôt difficile à digérer ;

  • Ceux qui sont dynamisés par les challenges professionnels, ces personnes ont tendance à vouloir prolonger cet état initial en dépassant la phase initiale de stress pour aboutir à un début d’état d’épuisement des ressources sans en avoir perçu les signaux avertisseurs ;

  • Les jeunes, étudiants ou au début de leur vie professionnelle, encourent plus de risques que leurs ainés de développer des réponses inadaptées au stress et à la surcharge de tâches et des exigences, surtout s’ils sont inexpérimentés devant la complexité de rapports interpersonnels et hiérarchiques. 

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La réponse psychothérapeutique structurée pour l’épuisement professionnel

Dans un premier temps, une période d’éloignement de la source doit être déterminée par votre médecin traitant et/ou un médecin de travail par un arrêt de travail ou une prise de congés.  Un temps de repos en fonction des ressources de la personne est le plus souvent nécessaire mais un temps prolongé est indispensable dans des formes d’épuisement plus sévères.

Quand les conditions de travail sont inadaptées, une consultation avec un médecin du travail  sera également nécessaire, ainsi qu'avec les personnes ressources telles un DRH et les délégués de personnel. 

La forme sévère de burn-out est la dernière étape d'épuisement des ressources physiques, mentales cognitives et émotionnelles.  Cette étape d'épuisement étant plutôt rare dans les faits, elle nécessite un suivi médical et pluridisciplinaire soutenu. 

 

Avant ce stade sévère et afin de le prévenir, la démarche thérapeutique consiste en un programme de soins à la fois préventif et curatif, nous parlons alors de prévention primaire et de prévention secondaire.

La prévention primaire dans un premier temps de psychothérapie :

  • L’apprentissage méthodique de la relaxation de façon à pouvoir rapidement diminuer la tension corporelle dans des situations stressantes ;

  • L’activation comportementale pour le réinvestissement d’une meilleure hygiène de vie par des activités du quotidien, une alimentation régulière et saine, une activité physique et une amélioration de la qualité du sommeil ;

  • Le traitement thérapeutique analytique et par l’EMDR de traumatismes occasionnés dans le contexte professionnel et/ou de traumatismes personnels antérieurs pour une reprise rapide des ressources émotionnelles

  • Veuillez noter que ces deux premières étapes de relaxation et de reprise d'une hygiène de vie sont primordiales et doivent précéder toute psychothérapie curative et de prévention du burn-out qui suit.  Ces premières étapes peuvent nécessiter une ou deux semaines d'installation

La prévention secondaire dans un deuxième temps de psychothérapie :

 

  • L'analyse des schémas de pensée (TCC) en abordant étape par étape le traitement des stimuli actuels, des déclencheurs, des schémas cognitifs, des conditionnements et des premiers apprentissages qui vous auraient rendus vulnérable à un état de burn-out  ;

  • Le développement et l'installation de ressources internes (RDI) par les TCC/l'EMDR (une meilleure assertivité dans la communication, apprendre à dire « non » ou exprimer ses limites, à demander de l’aide, à désamorcer efficacement un conflit, à émettre et à recevoir des critiques, la résolution de problèmes qui remplace les réactions impulsives et/ou émotionnelles) ;

  • Le  time-framing afin de se fixer des objectifs réalisables dans un laps de temps et d’y adhérer par des processus relevant précisément de la thérapie cognitive (TCC) vous permettant de reprendre confiance en vous et votre parcours de vie ;

  • C'est seulement lors la dernière phase d’une thérapie pour le burn-out que le projet professionnel peut être abordé afin de redéfinir le parcours professionnel et d'envisager la possibilité d'une réorientation, et cela quand l’estime de soi et les ressources personnelles ont été pleinement réinstaurées. 

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